Bien sûr, tout n'a pas été rose en 2008… loin de là. Rares sont parmi nous ceux à avoir été épargnés des soucis de santé, affectifs, professionnels. Que dire de tous ces événements qui, liés ou non les uns aux autres, continuent d'accélérer notre déclin, individuel et collectif : guerres omniprésentes et meurtrières (civiles ou d'invasion), crise économique mondiale aux effets locaux (mais c'est bien connu le malheur des uns fait le “bonheur” - pardon l'enrichissement- des autres), développement de la précarité avec un "P" majuscule, de la peur du lendemain, pour soi, ses proches, etc.

Alors pourquoi souhaiter une "bonne année 2009" dans ce contexte si morose ? Ben, pour ne pas baisser les bras, pour refuser d'abdiquer face à la déprime et réaffirmer la nécessité de se tourner vers les Autres, de leur tendre la main et d'essayer de vivre à leurs côtés. À condition de ne pas chercher à leur "fourguer" à tout prix quelque chose à acheter, sur le champ ou à crédit, "sous réserve d'un engagement minimum de 12 ou 24 mois" ou de vouloir leur marcher sur la gueule en leur faisant comprendre de force la "pertinence" de notre point de vue par rapport aux leurs.

Allez, il y a eut aussi de belles choses en 2008 : des rencontres et des œuvres artistiques qui vous ont marqués (ce défilé de la Biennale de la Danse de Lyon), des événements symboliques ou porteurs d'espoir (l'élection de Barack Obama à la Maison blanche, au hasard). Réécoutez par exemple le dernier album de Lenny Kravitz dont le titre est une ligne de conduite à lui tout seul ("It's Time for a Love Revolution"), puis celui de Thomas Fersen pour avoir envie d'aller faire "3 p'tits tours". La Vie devrait être faite pour ça : aimer, voyager, partager…

Je vous souhaite de tout coeur une belle année 2009, avec le moins possible de soucis et le maximum de joies, pour vous et vos proches, sans oublier notre bonne vielle planète et ses milliards d'habitants que nous maltraitons tant.